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  • Le christianisme, c’est l’aventure. Un chrétien aujourd’hui marche en dehors des sentiers battus

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L’onction de Béthanie, ou l’opposition humanisme / christianisme

Posté par captainarverne le 23 novembre 2012

L’onction de Béthanie est un épisode lourd d’enseignements.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l’un des convives. Alors Marie, prenant une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s’emplit de la senteur du parfum. Mais Judas l’Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit: « Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu’on aurait donné à des pauvres? » Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait. Jésus dit alors: « Laisse-la; c’est pour le jour de ma sépulture qu’elle devait garder ce parfum. Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » jn 12 1-8; mt 26 6-13; mc 14 3-9
Là aussi, on imagine la scène, tournée par un cinéaste de talent, les regards en coin, les silences qui parlent, puis soudain, l’explosion de colère, la voix qui tremble; Judas le voleur qui ne peut plus retenir son ressentiment, sa haine. Le parfum se répandait sur ses pieds, un parfum de grand prix, un nectar d’essences subtiles dont une goutte suffisait à embaumer la maison. Qu’est-ce qui lui avait pris à Marie, qui pourtant n’était pas riche? Pourquoi se livrait-elle à ce gaspillage éhonté? Et lui, ce Jésus, l’ami des « pauvres », qui se laissait faire sans protester, cela n’avait aucun sens.
Le sens justement de cet épisode évangélique est si subtile qu’il échappe à l’humble prêtre, bien embarrassé lorsqu’il doit désapprouver Judas devant son assemblée du dimanche, et qu’il a même peut-être échappé à son rapporteur dans toute sa plénitude. Saint Jean se contente de constater que Judas est un voleur et aurait bien empoché l’argent; mais Judas semble sincère dans son aveuglement et croit réellement parler au nom des pauvres. Sur l’instant, il se sent humaniste. Le parfum versé sur les pieds de Jésus par Marie, l’énervement de Judas qui au nom de l’humanisme accuse Dieu de ne pas penser aux pauvres, et la mystérieuse réponse du Christ: « Les pauvres, vous les aurez toujours, tandis que moi… » La relation de l’incident, de l’esclandre légendaire qui a fait entrer l’Iscariote en complotisme, est si vivante qu’elle constitue la preuve, non seulement historique de la réalité de Jésus, mais aussi, de sa divinité. Pourquoi? Parce qu’elle prend tout son sens seulement aujourd’hui, depuis le début de ce millénaire et qu’il paraît évident qu’aucun des évangélistes n’a en main toutes les cartes pour expliquer l’attitude du Christ, pas même Jean le disciple bien aimé, et que cette histoire est racontée uniquement parce qu’un sixième sens leur a soufflé que ça pouvait être important.
Jean n’est pas né de la dernière pluie; il a bien compris certaines choses, notamment que Jésus n’était qu’amour, agapé. Il ressentait cela, ainsi que Marie Madeleine certainement, physiquement et dans son âme, comme les prémices d’une vision béatifique. Côtoyer le Christ ne devait pas laisser indifférent. N’importe quel grand homme, une personne admirable ou puissante, laisse dans son sillage les effluves tangibles de sa condition. Imaginez Dieu incarné! Jésus devait par sa présence bouleverser les sens, provoquer des émois mystiques, lever en partie le voile sur la lumière éternelle. Jean ne souhaite donc qu’une chose, se donner totalement, plonger en Lui corps et âme; de même Marie. Ce parfum versé est le cri de leur volonté d’être en Lui à tout jamais. Le parfum s’évapore, disparait en volute odorante, est le symbole fort du passage de l’état temporel à l’état d’éternité. Ces êtres sensibles ont une capacité d’amour énorme. Les autres aussi, Pierre, Jacques et les apôtres; encore que Pierre, sur le coup, ne soit pas loin d’abonder dans le sens de Judas, avant que Jésus ne réponde: « tandis que moi… » Par intuition, Pierre se tait; dans son esprit rustre de pêcheur, il perçoit la vérité, sans savoir l’exprimer.
Jean a au moins compris que rien n’était trop beau pour cet amour divin; qu’en tous cas, tant que Jésus serait présent, l’argent de ce parfum ne manquerait à personne. Ce qu’il ne saisit sans doute pas, c’est le sens eschatologique de cet évènement.
Jésus en une phrase, annonce la lutte de la fin des temps et les grandes oppositions du bien et du mal qui bouleversent notre époque. L’humanisme contre l’agapé, le combat des fins dernières, l’annonce de Jésus, là pour nous, pour celui qui veut entendre, de son départ prochain qui livrera la Terre au pouvoir de Mamon. « Tandis que moi, vous ne m’aurez pas tout le temps. Je quitte ce monde et bientôt l’argent de ce parfum sera dépensé au profit d’une misère engendrée par la vision torve des hommes et leur rejet de l’amour. » Cet humanisme au nom duquel se pratique l’avortement; au nom duquel les hommes se marient avec les hommes, les femmes avec les femmes; au nom duquel ces couples insensés ont des enfants; au nom duquel un célèbre savant Français traitait il y a peu Jean Paul 2 de criminel de l’humanité; au nom duquel aujourd’hui l’on veut nous imposer un Nouvel-Ordre-Mondial dans la douleur et le sang qui nous rendra esclave du mensonge, de l’argent (un argent de pacotille et sans valeur) et nous forcera à piétiner la croix. Jean, aujourd’hui, aurait en main toutes les pièces du puzzle pour éclaircir les mystérieuses paroles de Jésus. Paroles qui sont la clé fondamentale de compréhension de notre monde à la dérive.
Tout est dit dans cet épisode évangélique, tout est annoncé, tout est là. La victoire de l’humaniste qui a enfin pu s’emparer de l’argent du parfum pour sa cause temporelle nous crève les yeux au point d’en être effrayante. Et chaque homme, à l’instar de Pierre, se rend bien compte de la fausseté et du mensonge, de la manipulation globale des esprits, sans pourtant être en mesure de s’expliquer ce qui cloche, ce qui ne tourne pas rond. L’air est vicié parce que le parfum versé pour une mauvaise cause est frelaté, mais tout est si tordu, si imbriqué, le mensonge et l’iniquité ont atteint de telles proportions, qu’un esprit peu éclairé n’est plus en mesure de discerner la voie du bien. Et l’on prend peur, car il ne semble pas y avoir d’issue heureuse à l’histoire. Jésus annonce son départ, il le dit clairement à Judas: « Ne t’inquiète pas, je pars et te laisse la gestion de la baraque. Je ne serai plus là pour t’empêcher de dépenser cet argent à ta guise, selon ta perception de la fraternité. » Et nous alors!? Nous qui avons foi en toi, tu nous abandonnes aux mains de ce pauvre type qui n’a rien compris et a le cœur fermé et sombre? Tu nous livres en pâture à cet humanisme forcené et dévoyé qui par la force des lois dénature l’humanité et assassine la vraie charité?
Il est clair que le chrétien aujourd’hui a bien du mal à affirmer sa foi, quand il parvient à la conserver pure et non entachée d’une bonne part de cet humanisme globale, sur lequel se fonde le Nouvel-Ordre-Mondial. Par exemple, on a presque honte aujourd’hui de proposer une alternative chrétienne à l’avortement. Quant à s’y opposer, n’y songeons même pas! Là les insultes fusent sans aucune possibilité de se défendre: intégrisme, obscurantisme, fanatisme. La plus insidieuse de ces insultes étant l’intolérance! La tolérance vue par l’humanisme présuppose que chacun fait ce qu’il veut, que chacun est libre d’agir à sa guise (dans le cadre de la loi bien entendu, ce qui rend l’affaire très pernicieuse). Il est interdit de s’élever contre ce principe; cela n’est pas tolérable! Mais revenons à l’avortement, avant de reprendre une liste non exhaustive des lois libertaires quasi-mondiales. Comprendre comment l’humanise et le christianisme s’opposent sur cette question particulière est fondamental; cela permet de comprendre le mécanisme général de la pensée univoque et fasciste du Nouvel-Ordre-Mondial.

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